Oui, je sais, il y alongtemps, tellement longtemps que je n'avais plus écrit ici, au risque de perdre les quelques visiteurs qui, de temps en temps passaient par là.
Impardonnable, je suis ! Quoique...
Voici une raison (parmi d'autres) de mon absence link
Et dans cette raison, il y a surtout celle-ci : dans le bas de la page du lien que je viens de vous mettre, et qui est un lien vers un jeu que crée mon conjoint (et dont je suis bêta-testeur,
c'est-à-dire chargée de repérer tous les bugs, les trucs qui coincent...), dans le bas de cette page, il y a un petit livre couvert d'un A blanc. Si vous cliquez sur celui-ci, vous entrez dans
notre "petit wiki", sorte d'encyclopédie dont le point de départ est, certes, les thèmes traversés par le jeu, mais pas exclusivement. Et les articles de cette encyclopédie, il faut bien les écrire
! Alors qui s'y colle ? Moi, notamment (même si la plupart sont rédigés par Bernie).
Je vous invite à venir parcourir cette encyclopédie, voire à la nourrir de vos contributions si le coeur vous en dit. Vous verrez : on ne réinvente pas l'eau chaude, et les liens et les références
renvoient à des productions existant ailleurs, vérifiées, étayées... Le but ? Donner peut-être à certains jeunes le goût de l'histoire, et aussi nous enrichir personnellement.
Tant de jours sans passer ici dire mes lectures, mes films, ou simplement mes états d'âme !
J'avoue que ce n'est pas la forme, depuis quelque temps.
Marre du boulot qui ne me passionne vraiment plus. Marre des trajets domicile-travail qui m'épuisent et me volent mon temps libre. Inquiète, un peu, pour ma fille dont les études bloquent. Inquiète
pour ma moitié dont les recherches de boulot restent infructueuses et les rentrées financières nulles depuis près de quatre mois. Nulles, complètement nulles (il manque tel papier, ah non celui-là
on n'en avait pas besoin par contre celui-ci...).
Bref, la vie me pèse un peu, ces derniers temps. Physiquement, ce n'est pas la forme non plus : trop de tension. Subitement, alors que je n'avais jamais connu ce problème. Visite médicale du boulot
en octobre, tout allait bien. Et là, 17/10. Pas bien... Ma tête est lourde, mon souffle est court dès que je monte un escalier. J'ai l'impression d'avoir l'esprit confus. Plus rien ne me motive :
le linge sale s'accumule, les dossiers urgents sont en retard, même le sapin attend qu'on le monte et qu'on le décore... Un peu de déprime, c'est sûr. Mais ça va passer... J'ai pas envie de prendre
les médocs que le toubib m'a prescrits. Par contre, je profite de ma semaine d'arrêt pour déconnecter du boulot. Mais je soupire déjà en pensant que quand j'y retournerai lundi, les dossiers qui
m'attendaient y seront toujours, et qu'ils auront simplement pris une semaine de retard en plus.
Pourtant, faut que je m'accroche : mon salaire est très bon, mes collègues sont sympas, le boulot n'est pas inintéressant... simplement, c'est le contexte dans lequel il se passe qui ne me plait
plus. Marre d'être chef. Marre d'être la personne ressource. Besoin de pouvoir de nouveau créer et d'abandonner l'administratif. J'ai l'impression de me vider de ma fibre, de perdre des qualités
que j'aimerais au contraire développer. J'ai envie de découvrir, d'apprendre, de pouvoir prendre le temps de me plonger dans quelque chose de nouveau, sans qu'une routine lassante vienne perturber
mes études. Mais non. Le traintrain reprend le dessus, m'envahit, ne me laisse pas de temps.
Mon fils a trouvé un boulot, alimentaire comme il dit, mais un boulot tout de même. 24 heures/semaine pour commencer; ensuite, après la période d'essai, ça pourrait devenir un contrat à temps
plein. Il a une copine aussi, mais ça, je vous en avais déjà parlé.
Le copain de ma fille a aussi trouvé un boulot, aussi à l'essai et exploité. Mais un boulot tout de même. Six mois d'essai, ça lui laisse le temps de chercher autre chose s'il veut.
Le 27 septembre est, en Belgique, le jour de la fête de la Communauté française Wallonie-Bruxelles. Cette date a été choisie par décret le 20 juillet 1975. En même
temps, la Communauté française a choisi son drapeau : «... d'or, chargé d'un coq hardi de gueules... » (le coq hardi est le coq levant la dextre, c'est à dire la patte droite ; de gueules
signifie que le coq est rouge vif ; d'or signifie que le fond du drapeau est jaune).
Chaque année, le 27
septembre, le drapeau officiel est donc arboré sur tous les bâtiments de la Communauté française, en Wallonie et à Bruxelles.
C'est plus tard, le 10 mai 1984, qu'un décret choisit Bruxelles comme capitale de la Communauté française et siège de ses institutions.
La fête de la Communauté française commémore les quatre journées révolutionnaires du 23 au 27 septembre 1830.
Le 25 août 1830, la Muette de Portici, jouée au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, célèbre l'anniversaire du Roi Guillaume 1er qui est alors à la tête du Royaume
des Pays-Bas. La représentation dégénère en émeute et l'opposition à la « colonisation » hollandaise qui dure depuis quinze ans s'amplifie. Dès la fin de la représentation, les spectateurs
envahissent les rues, appelant la population à se révolter.
Pendant un mois, les contestations seront de plus en plus vives. Entre le 23 et le 27 septembre 1830, le Prince Frédéric, deuxième fils de Guillaume 1er,
dispose de quatorze mille soldats et de six canons retranchés dans le Parc de Bruxelles. Le peuple de Bruxelles, aidé par des volontaires wallons, s'organise alors en milice armée, forte
d'environ six mille hommes originaires de tous groupes sociaux. Les Hollandais sont assiégés pendant quatre jours et, dans la nuit du 26 au 27 septembre, ils se retirent du Parc de Bruxelles.
Leur fuite consacre la victoire sur l'occupant hollandais. Grâce à la participation déterminante des Bruxellois et des Wallons, la Belgique vient de gagner son indépendance.
En avril 1913, l'assemblée wallonne avait également fixé la fête de Wallonie au dernier dimanche de septembre, en souvenir de ces journées qui marquaient la fin
d'une domination étrangère et d'un régime intolérant.
La fête du 27 septembre est l'occasion de nous rappeler ce que nous sommes, ce que nous représentons et ce que nous devons être aujourd'hui en Belgique, en Europe
et dans la francophonie internationale.
Depuis 1981, chaque année, une ville est choisie par le Parlement et le Gouvernement de la Communauté pour accueillir les festivités organisées à cette occasion et
mettant en évidence le patrimoine culturel, musical, artistique, folklorique… de Wallonie et de Bruxelles.
Bruxelles, capitale de la Communauté française et siège de ces institutions, accueille la cérémonie officielle de la fête et la fête elle-même au moins une année
sur six.
Je vous avais bien dit que je ne la sentais pas, cette histoire de plomberie !...
Le 24 au matin, en passant à la salle de bain, mon regard (triste) se pose sur ce qui reste de ma baignoire complètement désossée. Enfin, j'exagère. Elle est là, non désossée mais nue, débarassée
de ses carrelages et des panneaux qui les supportaient. Je vois le plancher sous elle, tout nu aussi. Et là, horreur ! Mes yeux pourtant encore endormis découvrent deux traits humides bien nets,
perpendiculaires au mur, venant de toute évidence du raccord d'un tuyau au robinet. Ca recommence ! Combien d'épisodes y aura-t-il donc à cette mauvaise histoire ? Je plonge sous la baignoire,
équipée de ma lampe de poche, et suis bien obligée de constater qu'il y a, effectivement, un goutte-à-goutte à un raccord.
Lasse, je descend lourdement l'escalier pour noyer mon chagin dans un litre de café (au moins !) Seule consolation (mais en est-ce vraiment une ?) le fils du plombier revient en fin d'après-midi
pour remplacer sept mètres de tuyaux de cuivre dans la cave et sur lesquels nous avions repéré, à gauche et à droite, des gouttes qui perlaient.
Je pars ensuite au bureau, je devrais dire je m'enfuis pour me réfugier dans mon bureau que, rageusement, je réorganise en bougeant tous les meubles de place (la tête de mes collègues...!)
Le soir, de retour à la maison, le problème du goutte-à-goutte sous la baignoire est (apparemment) résolu, et les sept mètres de nouveaux tuyaux sont rutilants à la cave.
Tout semble enfin aller dans la voie d'un mieux. Et pourtant...
Le 25 au matin, ma fille descend à la cave pour faire sécher du linge qu'elle avait mis à laver la veille au soir. Je crois bien que je ne l'ai jamais entendue remonter aussi vite ces escaliers
vermoulus.
- Maman ! Maman ! Il y a plein d'eau dans la cave et ça gicle derrière la machine à laver.
Je descends aussi vite qu'elle est remontée. Il n'y a pas de mots... Sur des cordes à linge pendent des vêtements qui, la veille encore, étaient secs. Sur le sèche-linge, deux piles de linge
soigneusement plié et anciennement sec. Au sol, cinq centimètres d'eau, au bas mot. Et ces jets, au nombre de cinq, au moins, qui tirent dans toutes les directions, au départ d'un raccord pourvu
d'une bague... Je bondis dans l'autre cave, celle au compteur. J'en profite pour prendre un bain de pieds car je trouve que c'est le bon moment et que d'abord je prends des bains de pieds quand je
veux et où je veux et si ça ne vous plait pas c'est le même prix ! Ca me réveille les neurones, et quand je me trouve face à trois vannes, je décide courageusement de n'en fermer qu'une car j'ai
envie de café, moi, et que sans café, le matin je ne suis bonne à rien, et que si je ferme toutes les vannes j'ai bien sûr plus de chance d'interrompre l'inondation, mais qu'alors je suis certaine,
aussi, que je n'aurai pas de café parce que c'est pas facile de faire du café quand on n'a pas d'eau. Eh puis quoi ? Le matin, c'est la procession aux toilettes. Je ne vais tout de même pas laisser
flotter toute une collection d'étrons pour le plaisir des yeux et des narines dans un wc qui, très rapidement, va se retrouver sa chasse vide ? Donc, je ne ferme qu'une vanne, na !... Et dans les
cinq minutes qui suivent, le tuyau mal raccordé, vidé de toute son eau, accepte enfin de s'arrêter de gicler partout.
Il est, à ce moment-là, aux alentours des six heures du matin. Vous parlez d'un réveil ! Bernard, impuissant (non, ce n'est pas une question de sexe - je dis ceci à destination des esprits vicieux
qui ne manqueront pas de relever mes propos comme une bonne vanne (de tuyau)), Bernard, donc, n'a de cesse de maudire le plombier et son fils et de leur souhaiter tous les malheurs d'Egypte et les
foudres des dieux.
Je saisis donc le deuxième instrument qui me sert le plus depuis quelques jours (après la lampe de poche) : mon téléphone. Evidemment, je tombe sur un répondeur. Dépannage 7 jours / 7, 24h/24 il
disait le plombier sur sa camionnette... Dans une autre vie, sans doute.
7 heures... Je conduis ma fille à la gare car elle part seule au boulot aujourd'hui. Moi, j'avais pris congé pour aller au Grand-Duché de Luxembourg pour diverses formalités administratives et une
recherche de boulot pour Bernard.
7h30, j'ai le plombier en ligne.
7h45, je vois le fils du plombier débarquer avec des bottes dignes d'un pècheur de brochet (je me marre intérieurement, et pas seulement intérieurement, d'ailleurs : il a compris que j'avais 50
centimètres d'eau dans ma cave...)
8 heures, le fils du plombier s'en va, heureux : il a pu sans mal réparer sa bourde de la veille (on va dire que ce n'est pas de sa faute et que durant la nuit la pression de l'eau a fait craquer
une bague récupérée sur l'ancienne installation).
Jusqu'à maintenant, ça tient (je viens de toucher mon bureau avec mes deux mains bien à plat, non pas que je sois supersticieuse mais bon...)
Il avait prévu de venir à 10h30, c'est à 14 heures qu'on l'a entendu sonner à la porte. Bah, je ne lui en veux pas, car IL EST VENU !
Démontage de la baignoire et là, que voit-on ? Ce n'est ni le tuyau d'évacuation de la baignoire qui coule, ni celui du radiateur de la chambre d'à côté... c'est celui de l'arrivée d'eau. Et en
coulant, il mouille les deux autres tuyaux, depuis un moment, apparemment, puisque ces deux-ci sont couverts de calcaire sous forme de petits stalactites.
Finalement, je m'en fiche un peu de savoir lequel de ces tuyaux est malade. Ce qui m'importe, c'est qu'on opère, qu'on coupe la partie gangrènée, et qu'on me redonne la possibilité de prendre un
bain et de me chauffer sans crainte d'inonder mon salon.
Va tout de même falloir que j'écrive à l'assurance et que je leur explique que mes deux premiers courriers sont pleins d'inexactitudes, mais que j'espère que ça ne compliquera pas les choses pour
le remboursement des frais que je vais devoir engager (je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que ça commence à sentir mauvais, cette affaire-là...)
Le week-end passé, on découvre avec horreur une grosse infiltration d'eau dans notre salon. Pas besoin de chercher loin : la baignoire est juste au-dessus, c'est donc
très probablement de là que ça vient.
Photos des dégâts, interdiction de prendre un bain ou une douche, et début de semaine, coup de fil à l'assurance dégâts des eaux pour leur signaler le problème et leur demander la suite des
événements.
La suite est rapide : le lendemain, un type équipé d'un appareil à 23.000 euros débarque chez nous. Sa mission : détecter la source du problème (c'est le cas de le dire !)
Mini caméra au bout d'un câble, écran super net sur ordinateur... tout semble en bon ordre pour trouver rapidement.
Evidemment, pas de regard sous la baignoire. Il faut donc faire un petit trou pour faire passer la caméra. Première inspection : rien de visible. Deuxième petit trou, re-caméra, et là, victoire !
Le tuyau d'évacuation de la baignoire semble mal en point au droit d'un de ses coudes. "Voilà madame, je fais mon rapport à l'assurance et y a plus qu'à réparer".
Y a plus qu'à... Pfff...
Re-coup de fil à l'assurance :
- On ne peut plus prendre de bain ou de douche, doit-on attendre longtemps le passage de l'expert ?"
- Non non, madame, suffit que vous fassiez faire un devis pour les réparations "connexes", mais pour les travaux qui visent à supprimer la source du problème (encore !) vous pouvez y aller.
Samedi, brico : achat d'un coude, d'une pièce de ventilation avec membrane anti-retour, d'un bout de tuyau au cas où, de colle, de lames pour la scie sauteuse (ben oui, on n'a pas de disqueuse et
les finances actuelles ne permettent pas d'envisager cet achat maintenant), et voilà, on est paré pour les travaux préliminaires.
Les enfants rentrent d'une soirée (c'est les fêtes de Wallonie) à 4h30 du matin, le dimanche. On ne va donc pas se mettre trop tôt à faire du boucan. On attend le coup de 11 heures. Le panneau qui
est carrelé, tout autour de la baignoire est plus résistant que prévu. La scie sauteuse ne suffit pas. Tant pis, aux grands maux les grands remèdes : des coups de foreuse en ligne, comme le picot
sur feutre à la maternelle. Un carrelage pète (évidemment !). Tant pis, on en mettra d'autres. Au bout d'une heure, un bout du panneau finit par se laisser enlever. Sieste à même le plancher
(enfin, comme si...) pour aller voir à la lampe de poche ce qui se passe sous cette p*** de baignoire. Horreur ! Alors qu'il y a déjà plus de trois jours qu'on n'utilise plus la baignoire, le sol
est tout mouillé : la fuite vient donc d'une autre source (c'est bien la peine d'utiliser un appareil sophistiqué de plus de 23.000 euros pour trouver un problème là où il n'y en a pas !). C'est un
tuyau de chauffage qui goutte-à-goutte, et pas un peu. Là, on est démuni : il n'y a pas de vanne d'arrêt, et on n'a pas ce qu'il faut pour arrêter cela. Un récipient, vite ! Evidemment, ils sont
tous ou trop ronds, ou trop hauts, ou pas assez profonds, ou pas assez grands... Finalement, après opération cutter, il y en a un qui finit par rentrer là où on veut qu'il aille. Mais une heure
après, il faut déjà le vider. Je sens qu'on va y passer la nuit, à tour de rôle.
La voisine ! Son fils est carreleur. Il va bien nous donner les coordonnées de quelqu'un qui pourra venir voir... un dimanche !... Je vais sonner. "Mais oui bien sûr, madame. Va donc chercher mon
portefeuille que je donne les coordonnées de José à madame... Mais elle est où sa carte ? Oh la la, c'est toujours quand on en a besoin qu'on ne trouve pas ce qu'on cherche. Mais attendez, on va
aller voir chez l'Espagnol. Il a le même chauffagiste que nous, il doit bien savoir, lui.
- Dites, vous auriez l'adresse de José, le chauffagiste ?
- Non.
- Comment ça, non ? Vous ne savez pas son adresse ? Vous plaisantez ? José...
- Non, il habite là-bas, la petite rue qui descend, mais je ne connais pas son adresse.
- Allez donc avec madame et sa voiture jusque là, vous le trouverez certainement...
J'embarque le vieux voisin espagnol dans ma voiture, et nous voilà partis... trois cents mètres plus loin, grand maximum, dans la petite rue qui descend mais qu'on ne peut pas prendre parce que
c'est un sens interdit et qu'il faut donc monter plus haut pour redescendre. Mais où elle est, la camionnette de José ?... Ah là ! Je me gare derrière, à cheval sur le trottoir (grrrr, je déteste
ça, mais si je fais autrement, plus personne ne passera, même pas un piéton, tant la rue est étroite).
Ah, voilà José qui arrive justement, suivi de sa dame. Il accepte rapidement de venir voir mon problème. Dans le quart d'heure qui suit, il est à ma porte (c'est bien d'avoir des relations !)
- Faut vidanger le circuit de chauffage, sinon toute l'installation va se vider dans votre salon.
Pfff...
Enfin, demain matin, il revient, pour faire les premiers travaux. Va falloir tout démonter : baignoire, tuyaux de chauffage du radiateur de la chambre d'à côté. Je ne te dis pas le bordel !
Maintenant, va falloir expliquer à l'assurance que leur dénicheur de fuite avec son appareil à 23.000 euros, il s'est planté. Enfin, j'ai fait des photos, et j'en ferai encore demain, baignoire
enlevée.
Ah oui, demain... Faut que je prenne congé, moi...
Il y a des jours, comme ça, où la vie semble trop injuste...
Ce week-end, mon fils est venu nous dire bonjour... et nous présenter sa petite amie. C'est toujours un moment particulier, surtout pour une maman.
Mise en place du décor et des acteurs :
Une cuisine ni très grande, ni très petite, tout en longueur. On y entre par une vieille porte en bois et vitres qui s'ouvre mal car elle frotte sur le carrelage, la maison ayant bougé. La porte
se situe sur un des côtés étroits de la cuisine.
Directement à droite en entrant, un petit meuble à tiroirs sur lequel on vide ses poches, et dans lequel on entasse les factures et autres documents qui attendent un traitement.
Devant le meuble, le panier du chien.
A côté du panier, un meuble à bouteilles dans le bas duquel il y a le coussin des chats.
Encore après, une table de bois naturel et quatre chaises.
Les poutres du plafond et les armoires sont en bois peints en bleu de Provence avec des touches de blanc.
Au plafond pendent des objets divers : tresses d'ail fumée, bouquet de lavande sèchée, panier à oignons, poeles, cataphores, casseroles en cuivre, lampes anciennes...
Les murs sont couverts de carrelages blancs et d'étagères bleues et blanches sur lesquelles trônent des boîtes métalliques de toutes les tailles, toutes les formes, aux motifs divers. Elles
contiennent le sucre, le café, les sachets de thé et infusions, les pâtes, les coquilles d'escargots, les bouchons de Liège à recycler...
Sur le côté gauche, en entrant, lave-vaisselle, évier et égouttoir, panier à vaisselle sale, plan de travail sur lequel on trouve la machine à pain et le four à micro-ondes, cuisinière.
C'est là que se trouve la mère...
Le long de l'autre mur étroit, face à la porte, une plaque électrique encastrée dans un meuble à tiroirs très pratique pour y ranger de nombreuses casseroles. Au-dessus de ce meuble, une hotte
habillée d'une poutre en bois bleu et blanc sur laquelle se trouvent une multitude de pots à épices. Deux frigos-congélateurs : un européen et un américain. Là aussi un panier : celui à pommes de
terres.
La mère se tient près du plan de travail. Elle prépare un café à l'ancienne : pas de percolateur, mais une bouloir pourvue d'un sifflet sur la cuisinière. Le filtre à café est placé sur une
grande bouteille thermos. La mère attend que l'eau chante, puis que la bouloir siffle.
La porte frotte en s'ouvrant difficilement.
Le chien se met à sauter en agittant la queue, visiblement tout content.
Le fils est le premier à entrer. 25 ans, très grand et mince, se tenant un peu voûté, sans doute pour se mettre à la hauteur de celles qui ont traversé sa vie. Cheveux très foncés, presque noirs.
Barbe d'un jour ou deux. Large sourire.
Elle se tient derrière lui. 25 ans aussi, très mince, une tête de moins, cheveux très foncés, presque noirs, sourire timide, pommettes rougissantes.
Ils se ressemblent, c'est évident, physiquement au moins.
Le courant passe immédiatement.
La bouloir siffle.C'est une bonne journée qui commence...
En rentrant du boulot, tout à l'heure, j'ai trouvé sur mon bureau un CD. A sa facture, à l'originalité de son boîtier, j'ai tout de suite su d'où il venait, et ce
qu'il contenait. Je l'ai pris, un peu émue, l'ai sorti de son boîtier, l'ai placé délicatement dans le lecteur, me suis assise sur le coin du lit et ...
Mes larmes coulaient doucement, ma gorge était nouée. Pas de vraie tristesse, cependant, pas de chagrin, mais une émotion trop forte, mon coeur qui battait plus vite, les souvenirs qui déferlaient,
les images qui se bousculaient dans ma tête. Plus de 15 ans, plus de 15 ans déjà...
De sa petite voix "sossotante", elle racontait, chantait, inventait, se fâchait quand tu voulais lui souffler les mots qu'elle ne retrouvait pas. De ses petites mains, je l'imaginais voulant à tout
prix saisir le micro pour pouvoir encore et encore y raconter des choses que tu enregistrais. Pas de place pour son frère qui, pourtant, essayait. Mais non ! Les dinausores, les grenouilles, les
grosses bedaines... il y avait tant de choses qu'elle voulait pouvoir dire.
Tu m'as fait plonger dans nos souvenirs. Je t'ai entendu jouer avec eux. Je les ai entendus se révolter, s'exprimer, chacun avec sa personnalité déjà si bien affirmée. Je me suis entendue chanter
et raconter, pour eux, avec eux.
Je n'ai pas de regret, juste la nostalgie de ce temps passé trop vite, de cette vie laborieuse qui m'a éloignée de tous ces petits bonheurs, de ces instants merveilleux qu'on ne peut pas revivre,
si ce n'est par un CD, comme celui que tu viens de m'offrir...
Objet : Nuisances liées à des émanations de suie d'une cheminée d'immeuble particulier
Je me permets de prendre contact avec vous afin de tenter d'apporter une solution à mon problème.
Demeurant au ... rue ..... à ....., nous avons à plusieurs reprises remarqué des taches noires sur nos vêtements lorsque nous allions nous asseoir au jardin ou dans
certaines pièces de notre domicile. Le constat fut simple : près de chaque fenêtre entrouverte se trouvaient des "poussières noires" qui s'avèrent être de la suie. Sur les appuis de fenêtre, bien
sûr, mais aussi sur notre lit se trouvant sous un velux qui, par beau temps, reste entrouvert quasi tout le temps. Parfois aussi, quand le vent prend une autre direction, ces poussières se
déposent sur les voitures en stationnement.
Ces poussières proviennent d'une cheminée pleine de suie qui se trouve sur le bâtiment situé au ... de notre rue, petit immeuble de quatre appartements, je pense.
Parfois, ces fumées (qui ne durent que quelques minutes à chaque fois, mais se répètent régulièrement dans la journée et dans la nuit) ont une odeur prenante d'huile ou de plastique, ce qui est
facile à constater lorsqu'on se trouve sous le vent à ce moment-là.
J'ai fait des photos des poussières en question qui sont le résultat « d'un seul dépôt ». C'est devenu insupportable. De plus, il m'arrive de plus en plus
souvent de me réveiller avec les sinus complètement irrités, après une nuit durant laquelle j'ai des épisodes de respiration difficile.
J'aimerais pouvoir faire cesser cette situation, mais je ne sais à qui m'adresser. "A vos voisins" me direz-vous. Je ne sais pas qui, des locataires, utilise un
appareil relié à cette cheminée. Je pense aussi que si j'essaie de le savoir, on va peut-être me répondre qu'on fera le nécessaire, puis que ça en restera là. Voilà pourquoi je m'adresse à vous.
De toute évidence, il y a un problème de salubrité, voire de sécurité, et j'espère qu'il est en votre pouvoir d'intervenir pour que tout rentre dans l'ordre et que nous puissions à nouveau
profiter en toute quiétude et sainement de (toute) notre maison que nous n'avons, volontairement, pas achetée au pied de Cockerill à Seraing...
Je vous remercie d'avance pour votre aide, et vous prie de croire, Monsieur X, en mes sentiments les meilleurs.
:
Je vous invite dans mon jardin (secret).
Arrêtez-vous là, posez-vous un instant.
Nous boirons un verre, mangerons quelques spécialités belges en écoutant de la musique tout aussi belge.
Je vous parlerai de mes dernières lectures, des films que j'ai aimés, des lieux que j'ai découverts, des peintures que j'apprécie.
Et si nous passons un moment agréable ensemble, j'espère que vous reviendrez : la porte reste toujours ouverte pour les gens de passage... et surtout pour les amis.
:
J'ai une vie professionnelle très remplie, un conjoint et deux grands enfants, une chienne et deux chatons, un petit jardin où j'aime m'occuper de mes plantes et boire un pastis, beaucoup de livres, de CD et de DVD, mais pas de télé.
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