
Résumé
Campagne étrange dans laquelle débarque un psychiatre "vide" à la recherche de gens à psychanalyser "intégralement" pour assimiler leurs pensées.
Dans ce monde étrange, on trouve une foire aux vieux où les vieux sont mis aux enchères, des artisans qui boxent leurs apprentis jusqu'à les tuer, un curé qui organise des combats avec son sacristain, sorte de dragon-diable, une famille constituée d'Angel et de sa femme, Clémentine, que le psychiatre, Jacquemort accouche de trumeaux (Noël, Joël et Citroën) et chez qui il va s'installer.
Il y a aussi la Gloïre, homme âgé dont le travail consiste à repêcher avec les dents les choses mortes ou pourries jetées dans la rivière rouge. Il doit digérer la honte de tout le village; les villageois lui donnent beaucoup d'or qu'il ne peut dépenser pour qu'il ait des remords à leur place.
Puis il y a Dieu que le curé considère comme "un coussin de brocart d'or, c'est un diamant serti dans le soleil, c'est un précieux décor ciselé dans l'amour. "
Il y a la bonne de Clémentine, qui ne connaît pas le sens du mot "psychanalyser" et interprète la demande de Jacquemort comme une avance, qu'elle accepte. Le psychiatre va ainsi régulièrement « psychanalyser » la bonne.
Il y a les enfants qui grandissent, seuls dans l'amour de leur mère Clémentine qui n'acceptait plus d'être touchée par Angel, le père. Celui-ci est donc parti, sur un bateau construit sur les
conseils du psychiatre et au grand damne de celui-ci.
Au fur et à mesure que les enfants grandissent, l'amour de leur mère pour eux va s'intensifier, au point de devenir obsessionnel. Elle s'imagine tout ce qui pourrait arriver aux enfants, et même plus, et ses craintes vont la pousser vers des mesures extrêmes, complètement folles.
Pendant ce temps, les enfants volent dans le jardin, à la poursuite des maliettes, grâce aux limaces bleues qu'ils ont mangées.
Pendant ce temps aussi, Jacquemort psychanalyse d'abord un chat, puis la bonne (hum!) puis La Gloïre dont il prend la place lorque celui-ci meurt.
Mon avis
Voilà bien un monument de la littérature.
En lecture au premier degré la question que l'on se pose c'est "Mails il fumait quoi, Boris ?"
Au deuxième degré, on se retrouve avec un lecture lucide, critique, surréaliste du monde dans lequel la petite enfance a une place de choix et la vie adulte est une bouffonerie méchante dont on s'accomode facilement, quels que soient ses débordements.
A lire, même si pour moi, ce n'est pas le livre de Vian qui m'ait le plus plu.
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