Je vous avais bien dit que je ne la sentais pas, cette histoire de plomberie !...
Le 24 au matin, en passant à la salle de bain, mon regard (triste) se pose sur ce qui reste de ma baignoire complètement désossée. Enfin, j'exagère. Elle est là, non désossée mais nue, débarassée
de ses carrelages et des panneaux qui les supportaient. Je vois le plancher sous elle, tout nu aussi. Et là, horreur ! Mes yeux pourtant encore endormis découvrent deux traits humides bien nets,
perpendiculaires au mur, venant de toute évidence du raccord d'un tuyau au robinet. Ca recommence ! Combien d'épisodes y aura-t-il donc à cette mauvaise histoire ? Je plonge sous la baignoire,
équipée de ma lampe de poche, et suis bien obligée de constater qu'il y a, effectivement, un goutte-à-goutte à un raccord.
Lasse, je descend lourdement l'escalier pour noyer mon chagin dans un litre de café (au moins !) Seule consolation (mais en est-ce vraiment une ?) le fils du plombier revient en fin d'après-midi
pour remplacer sept mètres de tuyaux de cuivre dans la cave et sur lesquels nous avions repéré, à gauche et à droite, des gouttes qui perlaient.
Je pars ensuite au bureau, je devrais dire je m'enfuis pour me réfugier dans mon bureau que, rageusement, je réorganise en bougeant tous les meubles de place (la tête de mes collègues...!)
Le soir, de retour à la maison, le problème du goutte-à-goutte sous la baignoire est (apparemment) résolu, et les sept mètres de nouveaux tuyaux sont rutilants à la cave.
Tout semble enfin aller dans la voie d'un mieux. Et pourtant...
Le 25 au matin, ma fille descend à la cave pour faire sécher du linge qu'elle avait mis à laver la veille au soir. Je crois bien que je ne l'ai jamais entendue remonter aussi vite ces escaliers
vermoulus.
- Maman ! Maman ! Il y a plein d'eau dans la cave et ça gicle derrière la machine à laver.
Je descends aussi vite qu'elle est remontée. Il n'y a pas de mots... Sur des cordes à linge pendent des vêtements qui, la veille encore, étaient secs. Sur le sèche-linge, deux piles de linge
soigneusement plié et anciennement sec. Au sol, cinq centimètres d'eau, au bas mot. Et ces jets, au nombre de cinq, au moins, qui tirent dans toutes les directions, au départ d'un raccord pourvu
d'une bague... Je bondis dans l'autre cave, celle au compteur. J'en profite pour prendre un bain de pieds car je trouve que c'est le bon moment et que d'abord je prends des bains de pieds quand je
veux et où je veux et si ça ne vous plait pas c'est le même prix ! Ca me réveille les neurones, et quand je me trouve face à trois vannes, je décide courageusement de n'en fermer qu'une car j'ai
envie de café, moi, et que sans café, le matin je ne suis bonne à rien, et que si je ferme toutes les vannes j'ai bien sûr plus de chance d'interrompre l'inondation, mais qu'alors je suis certaine,
aussi, que je n'aurai pas de café parce que c'est pas facile de faire du café quand on n'a pas d'eau. Eh puis quoi ? Le matin, c'est la procession aux toilettes. Je ne vais tout de même pas laisser
flotter toute une collection d'étrons pour le plaisir des yeux et des narines dans un wc qui, très rapidement, va se retrouver sa chasse vide ? Donc, je ne ferme qu'une vanne, na !... Et dans les
cinq minutes qui suivent, le tuyau mal raccordé, vidé de toute son eau, accepte enfin de s'arrêter de gicler partout.
Il est, à ce moment-là, aux alentours des six heures du matin. Vous parlez d'un réveil ! Bernard, impuissant (non, ce n'est pas une question de sexe - je dis ceci à destination des esprits vicieux
qui ne manqueront pas de relever mes propos comme une bonne vanne (de tuyau)), Bernard, donc, n'a de cesse de maudire le plombier et son fils et de leur souhaiter tous les malheurs d'Egypte et les
foudres des dieux.
Je saisis donc le deuxième instrument qui me sert le plus depuis quelques jours (après la lampe de poche) : mon téléphone. Evidemment, je tombe sur un répondeur. Dépannage 7 jours / 7, 24h/24 il
disait le plombier sur sa camionnette... Dans une autre vie, sans doute.
7 heures... Je conduis ma fille à la gare car elle part seule au boulot aujourd'hui. Moi, j'avais pris congé pour aller au Grand-Duché de Luxembourg pour diverses formalités administratives et une
recherche de boulot pour Bernard.
7h30, j'ai le plombier en ligne.
7h45, je vois le fils du plombier débarquer avec des bottes dignes d'un pècheur de brochet (je me marre intérieurement, et pas seulement intérieurement, d'ailleurs : il a compris que j'avais 50
centimètres d'eau dans ma cave...)
8 heures, le fils du plombier s'en va, heureux : il a pu sans mal réparer sa bourde de la veille (on va dire que ce n'est pas de sa faute et que durant la nuit la pression de l'eau a fait craquer
une bague récupérée sur l'ancienne installation).
Jusqu'à maintenant, ça tient (je viens de toucher mon bureau avec mes deux mains bien à plat, non pas que je sois supersticieuse mais bon...)
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Je vous invite dans mon jardin (secret).
Arrêtez-vous là, posez-vous un instant.
Nous boirons un verre, mangerons quelques spécialités belges en écoutant de la musique tout aussi belge.
Je vous parlerai de mes dernières lectures, des films que j'ai aimés, des lieux que j'ai découverts, des peintures que j'apprécie.
Et si nous passons un moment agréable ensemble, j'espère que vous reviendrez : la porte reste toujours ouverte pour les gens de passage... et surtout pour les amis.
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J'ai une vie professionnelle très remplie, un conjoint et deux grands enfants, une chienne et deux chatons, un petit jardin où j'aime m'occuper de mes plantes et boire un pastis, beaucoup de livres, de CD et de DVD, mais pas de télé.
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