Dimanche 21 septembre 2008
Le week-end passé, on découvre avec horreur une grosse infiltration d'eau dans notre salon. Pas besoin de chercher loin : la baignoire est juste au-dessus, c'est donc
très probablement de là que ça vient.
Photos des dégâts, interdiction de prendre un bain ou une douche, et début de semaine, coup de fil à l'assurance dégâts des eaux pour leur signaler le problème et leur demander la suite des
événements.
La suite est rapide : le lendemain, un type équipé d'un appareil à 23.000 euros débarque chez nous. Sa mission : détecter la source du problème (c'est le cas de le dire !)
Mini caméra au bout d'un câble, écran super net sur ordinateur... tout semble en bon ordre pour trouver rapidement.
Evidemment, pas de regard sous la baignoire. Il faut donc faire un petit trou pour faire passer la caméra. Première inspection : rien de visible. Deuxième petit trou, re-caméra, et là, victoire !
Le tuyau d'évacuation de la baignoire semble mal en point au droit d'un de ses coudes. "Voilà madame, je fais mon rapport à l'assurance et y a plus qu'à réparer".
Y a plus qu'à... Pfff...
Re-coup de fil à l'assurance :
- On ne peut plus prendre de bain ou de douche, doit-on attendre longtemps le passage de l'expert ?"
- Non non, madame, suffit que vous fassiez faire un devis pour les réparations "connexes", mais pour les travaux qui visent à supprimer la source du problème (encore !) vous pouvez y aller.
Samedi, brico : achat d'un coude, d'une pièce de ventilation avec membrane anti-retour, d'un bout de tuyau au cas où, de colle, de lames pour la scie sauteuse (ben oui, on n'a pas de disqueuse et
les finances actuelles ne permettent pas d'envisager cet achat maintenant), et voilà, on est paré pour les travaux préliminaires.
Les enfants rentrent d'une soirée (c'est les fêtes de Wallonie) à 4h30 du matin, le dimanche. On ne va donc pas se mettre trop tôt à faire du boucan. On attend le coup de 11 heures. Le panneau qui
est carrelé, tout autour de la baignoire est plus résistant que prévu. La scie sauteuse ne suffit pas. Tant pis, aux grands maux les grands remèdes : des coups de foreuse en ligne, comme le picot
sur feutre à la maternelle. Un carrelage pète (évidemment !). Tant pis, on en mettra d'autres. Au bout d'une heure, un bout du panneau finit par se laisser enlever. Sieste à même le plancher
(enfin, comme si...) pour aller voir à la lampe de poche ce qui se passe sous cette p*** de baignoire. Horreur ! Alors qu'il y a déjà plus de trois jours qu'on n'utilise plus la baignoire, le sol
est tout mouillé : la fuite vient donc d'une autre source (c'est bien la peine d'utiliser un appareil sophistiqué de plus de 23.000 euros pour trouver un problème là où il n'y en a pas !). C'est un
tuyau de chauffage qui goutte-à-goutte, et pas un peu. Là, on est démuni : il n'y a pas de vanne d'arrêt, et on n'a pas ce qu'il faut pour arrêter cela. Un récipient, vite ! Evidemment, ils sont
tous ou trop ronds, ou trop hauts, ou pas assez profonds, ou pas assez grands... Finalement, après opération cutter, il y en a un qui finit par rentrer là où on veut qu'il aille. Mais une heure
après, il faut déjà le vider. Je sens qu'on va y passer la nuit, à tour de rôle.
La voisine ! Son fils est carreleur. Il va bien nous donner les coordonnées de quelqu'un qui pourra venir voir... un dimanche !... Je vais sonner. "Mais oui bien sûr, madame. Va donc chercher mon
portefeuille que je donne les coordonnées de José à madame... Mais elle est où sa carte ? Oh la la, c'est toujours quand on en a besoin qu'on ne trouve pas ce qu'on cherche. Mais attendez, on va
aller voir chez l'Espagnol. Il a le même chauffagiste que nous, il doit bien savoir, lui.
- Dites, vous auriez l'adresse de José, le chauffagiste ?
- Non.
- Comment ça, non ? Vous ne savez pas son adresse ? Vous plaisantez ? José...
- Non, il habite là-bas, la petite rue qui descend, mais je ne connais pas son adresse.
- Allez donc avec madame et sa voiture jusque là, vous le trouverez certainement...
J'embarque le vieux voisin espagnol dans ma voiture, et nous voilà partis... trois cents mètres plus loin, grand maximum, dans la petite rue qui descend mais qu'on ne peut pas prendre parce que
c'est un sens interdit et qu'il faut donc monter plus haut pour redescendre. Mais où elle est, la camionnette de José ?... Ah là ! Je me gare derrière, à cheval sur le trottoir (grrrr, je déteste
ça, mais si je fais autrement, plus personne ne passera, même pas un piéton, tant la rue est étroite).
Ah, voilà José qui arrive justement, suivi de sa dame. Il accepte rapidement de venir voir mon problème. Dans le quart d'heure qui suit, il est à ma porte (c'est bien d'avoir des relations !)
- Faut vidanger le circuit de chauffage, sinon toute l'installation va se vider dans votre salon.
Pfff...
Enfin, demain matin, il revient, pour faire les premiers travaux. Va falloir tout démonter : baignoire, tuyaux de chauffage du radiateur de la chambre d'à côté. Je ne te dis pas le bordel !
Maintenant, va falloir expliquer à l'assurance que leur dénicheur de fuite avec son appareil à 23.000 euros, il s'est planté. Enfin, j'ai fait des photos, et j'en ferai encore demain, baignoire
enlevée.
Ah oui, demain... Faut que je prenne congé, moi...
Il y a des jours, comme ça, où la vie semble trop injuste...
Par MicheleG
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Publié dans : Journal
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