Samedi 27 septembre 2008

Le 27 septembre est, en Belgique, le jour de la fête de la Communauté française Wallonie-Bruxelles. Cette date a été choisie par décret le 20 juillet 1975. En même temps, la Communauté française a choisi son drapeau : «... d'or, chargé d'un coq hardi de gueules... » (le coq hardi est le coq levant la dextre, c'est à dire la patte droite ; de gueules signifie que le coq est rouge vif ; d'or signifie que le fond du drapeau est jaune).

Chaque année, le 27 septembre, le drapeau officiel est donc arboré sur tous les bâtiments de la Communauté française, en Wallonie et à Bruxelles.

C'est plus tard, le 10 mai 1984, qu'un décret choisit Bruxelles comme capitale de la Communauté française et siège de ses institutions.

La fête de la Communauté française commémore les quatre journées révolutionnaires du 23 au 27 septembre 1830.

Le 25 août 1830, la Muette de Portici, jouée au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, célèbre l'anniversaire du Roi Guillaume 1er qui est alors à la tête du Royaume des Pays-Bas. La représentation dégénère en émeute et l'opposition à la « colonisation » hollandaise qui dure depuis quinze ans s'amplifie.  Dès la fin de la représentation, les spectateurs envahissent les rues, appelant la population à se révolter.



Pendant un mois, les contestations seront de plus en plus vives.  Entre le 23 et le 27 septembre 1830, le Prince Frédéric, deuxième fils de Guillaume 1er, dispose de quatorze mille soldats et de six canons retranchés dans le Parc de Bruxelles. Le peuple de Bruxelles, aidé par des volontaires wallons, s'organise alors en milice armée, forte d'environ six mille hommes originaires de tous groupes sociaux. Les Hollandais sont assiégés pendant quatre jours et, dans la nuit du 26 au 27 septembre, ils se retirent du Parc de Bruxelles. Leur fuite consacre la victoire sur l'occupant hollandais. Grâce à la participation déterminante des Bruxellois et des Wallons, la Belgique vient de gagner son indépendance.

En avril 1913, l'assemblée wallonne avait également fixé la fête de Wallonie au dernier dimanche de septembre, en souvenir de ces journées qui marquaient la fin d'une domination étrangère et d'un régime intolérant.

La fête du 27 septembre est l'occasion de nous rappeler ce que nous sommes, ce que nous représentons et ce que nous devons être aujourd'hui en Belgique, en Europe et dans la francophonie internationale.

Depuis 1981, chaque année, une ville est choisie par le Parlement et le Gouvernement de la Communauté pour accueillir les festivités organisées à cette occasion et mettant en évidence le patrimoine culturel, musical, artistique, folklorique… de Wallonie et de Bruxelles.

Bruxelles, capitale de la Communauté française et siège de ces institutions, accueille la cérémonie officielle de la fête et la fête elle-même au moins une année sur six.

 

 

 

 

Par MicheleG - Publié dans : Journal
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Samedi 27 septembre 2008
Je vous avais bien dit que je ne la sentais pas, cette histoire de plomberie !...

Le 24 au matin, en passant à la salle de bain, mon regard (triste) se pose sur ce qui reste de ma baignoire complètement désossée. Enfin, j'exagère. Elle est là, non désossée mais nue, débarassée de ses carrelages et des panneaux qui les supportaient. Je vois le plancher sous elle, tout nu aussi. Et là, horreur ! Mes yeux pourtant encore endormis découvrent deux traits humides bien nets, perpendiculaires au mur, venant de toute évidence du raccord d'un tuyau au robinet. Ca recommence ! Combien d'épisodes y aura-t-il donc à cette mauvaise histoire ? Je plonge sous la baignoire, équipée de ma lampe de poche, et suis bien obligée de constater qu'il y a, effectivement, un goutte-à-goutte à un raccord.

Lasse, je descend lourdement l'escalier pour noyer mon chagin dans un litre de café (au moins !) Seule consolation (mais en est-ce vraiment une ?) le fils du plombier revient en fin d'après-midi pour remplacer sept mètres de tuyaux de cuivre dans la cave et sur lesquels nous avions repéré, à gauche et à droite, des gouttes qui perlaient.

Je pars ensuite au bureau, je devrais dire je m'enfuis pour me réfugier dans mon bureau que, rageusement, je réorganise en bougeant tous les meubles de place (la tête de mes collègues...!)

Le soir, de retour à la maison, le problème du goutte-à-goutte sous la baignoire est (apparemment) résolu, et les sept mètres de nouveaux tuyaux sont rutilants à la cave.

Tout semble enfin aller dans la voie d'un mieux. Et pourtant...

Le 25 au matin, ma fille descend à la cave pour faire sécher du linge qu'elle avait mis à laver la veille au soir. Je crois bien que je ne l'ai jamais entendue remonter aussi vite ces escaliers vermoulus.

- Maman ! Maman ! Il y a plein d'eau dans la cave et ça gicle derrière la machine à laver.

Je descends aussi vite qu'elle est remontée. Il n'y a pas de mots... Sur des cordes à linge pendent des vêtements qui, la veille encore, étaient secs. Sur le sèche-linge, deux piles de linge soigneusement plié et anciennement sec. Au sol, cinq centimètres d'eau, au bas mot. Et ces jets, au nombre de cinq, au moins, qui tirent dans toutes les directions, au départ d'un raccord pourvu d'une bague... Je bondis dans l'autre cave, celle au compteur. J'en profite pour prendre un bain de pieds car je trouve que c'est le bon moment et que d'abord je prends des bains de pieds quand je veux et où je veux et si ça ne vous plait pas c'est le même prix ! Ca me réveille les neurones, et quand je me trouve face à trois vannes, je décide courageusement de n'en fermer qu'une car j'ai envie de café, moi, et que sans café, le matin je ne suis bonne à rien, et que si je ferme toutes les vannes j'ai bien sûr plus de chance d'interrompre l'inondation, mais qu'alors je suis certaine, aussi, que je n'aurai pas de café parce que c'est pas facile de faire du café quand on n'a pas d'eau. Eh puis quoi ? Le matin, c'est la procession aux toilettes. Je ne vais tout de même pas laisser flotter toute une collection d'étrons pour le plaisir des yeux et des narines dans un wc qui, très rapidement, va se retrouver sa chasse vide ? Donc, je ne ferme qu'une vanne, na !... Et dans les cinq minutes qui suivent, le tuyau mal raccordé, vidé de toute son eau, accepte enfin de s'arrêter de gicler partout.

Il est, à ce moment-là, aux alentours des six heures du matin. Vous parlez d'un réveil ! Bernard, impuissant (non, ce n'est pas une question de sexe - je dis ceci à destination des esprits vicieux qui ne manqueront pas de relever mes propos comme une bonne vanne (de tuyau)), Bernard, donc, n'a de cesse de maudire le plombier et son fils et de leur souhaiter tous les malheurs d'Egypte et les foudres des dieux.

Je saisis donc le deuxième instrument qui me sert le plus depuis quelques jours (après la lampe de poche) : mon téléphone. Evidemment, je tombe sur un répondeur. Dépannage 7 jours / 7, 24h/24 il disait le plombier sur sa camionnette... Dans une autre vie, sans doute.

7 heures... Je conduis ma fille à la gare car elle part seule au boulot aujourd'hui. Moi, j'avais pris congé pour aller au Grand-Duché de Luxembourg pour diverses formalités administratives et une recherche de boulot pour Bernard.

7h30, j'ai le plombier en ligne.

7h45, je vois le fils du plombier débarquer avec des bottes dignes d'un pècheur de brochet (je me marre intérieurement, et pas seulement intérieurement, d'ailleurs : il a compris que j'avais 50 centimètres d'eau dans ma cave...)

8 heures, le fils du plombier s'en va, heureux : il a pu sans mal réparer sa bourde de la veille (on va dire que ce n'est pas de sa faute et que durant la nuit la pression de l'eau a fait craquer une bague récupérée sur l'ancienne installation).

Jusqu'à maintenant, ça tient (je viens de toucher mon bureau avec mes deux mains bien à plat, non pas que je sois supersticieuse mais bon...)


... à suivre...


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Lundi 22 septembre 2008
Voilà, le plombier vient de partir.

Il avait prévu de venir à 10h30, c'est à 14 heures qu'on l'a entendu sonner à la porte. Bah, je ne lui en veux pas, car IL EST VENU !

Démontage de la baignoire et là, que voit-on ? Ce n'est ni le tuyau d'évacuation de la baignoire qui coule, ni celui du radiateur de la chambre d'à côté... c'est celui de l'arrivée d'eau. Et en coulant, il mouille les deux autres tuyaux, depuis un moment, apparemment, puisque ces deux-ci sont couverts de calcaire sous forme de petits stalactites.

Finalement, je m'en fiche un peu de savoir lequel de ces tuyaux est malade. Ce qui m'importe, c'est qu'on opère, qu'on coupe la partie gangrènée, et qu'on me redonne la possibilité de prendre un bain et de me chauffer sans crainte d'inonder mon salon.

Va tout de même falloir que j'écrive à l'assurance et que je leur explique que mes deux premiers courriers sont pleins d'inexactitudes, mais que j'espère que ça ne compliquera pas les choses pour le remboursement des frais que je vais devoir engager (je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que ça commence à sentir mauvais, cette affaire-là...)

Enfin, on verra bien...

La suite au prochain épisode...
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Dimanche 21 septembre 2008
Le week-end passé, on découvre avec horreur une grosse infiltration d'eau dans notre salon. Pas besoin de chercher loin : la baignoire est juste au-dessus, c'est donc très probablement de là que ça vient.



Photos des dégâts, interdiction de prendre un bain ou une douche, et début de semaine, coup de fil à l'assurance dégâts des eaux pour leur signaler le problème et leur demander la suite des événements.

La suite est rapide : le lendemain, un type équipé d'un appareil à 23.000 euros débarque chez nous. Sa mission : détecter la source du problème (c'est le cas de le dire !)

Mini caméra au bout d'un câble, écran super net sur ordinateur... tout semble en bon ordre pour trouver rapidement.
Evidemment, pas de regard sous la baignoire. Il faut donc faire un petit trou pour faire passer la caméra. Première inspection : rien de visible. Deuxième petit trou, re-caméra, et là, victoire ! Le tuyau d'évacuation de la baignoire semble mal en point au droit d'un de ses coudes. "Voilà madame, je fais mon rapport à l'assurance et y a plus qu'à réparer".

Y a plus qu'à... Pfff...

Re-coup de fil à l'assurance :
- On ne peut plus prendre de bain ou de douche, doit-on attendre longtemps le passage de l'expert ?"
- Non non, madame, suffit que vous fassiez faire un devis pour les réparations "connexes", mais pour les travaux qui visent à supprimer la source du problème (encore !) vous pouvez y aller.

Samedi, brico : achat d'un coude, d'une pièce de ventilation avec membrane anti-retour, d'un bout de tuyau au cas où, de colle, de lames pour la scie sauteuse (ben oui, on n'a pas de disqueuse et les finances actuelles ne permettent pas d'envisager cet achat maintenant), et voilà, on est paré pour les travaux préliminaires.

Les enfants rentrent d'une soirée (c'est les fêtes de Wallonie) à 4h30 du matin, le dimanche. On ne va donc pas se mettre trop tôt à faire du boucan. On attend le coup de 11 heures. Le panneau qui est carrelé, tout autour de la baignoire est plus résistant que prévu. La scie sauteuse ne suffit pas. Tant pis, aux grands maux les grands remèdes : des coups de foreuse en ligne, comme le picot sur feutre à la maternelle. Un carrelage pète (évidemment !). Tant pis, on en mettra d'autres. Au bout d'une heure, un bout du panneau finit par se laisser enlever. Sieste à même le plancher (enfin, comme si...) pour aller voir à la lampe de poche ce qui se passe sous cette p*** de baignoire. Horreur ! Alors qu'il y a déjà plus de trois jours qu'on n'utilise plus la baignoire, le sol est tout mouillé : la fuite vient donc d'une autre source (c'est bien la peine d'utiliser un appareil sophistiqué de plus de 23.000 euros pour trouver un problème là où il n'y en a pas !). C'est un tuyau de chauffage qui goutte-à-goutte, et pas un peu. Là, on est démuni : il n'y a pas de vanne d'arrêt, et on n'a pas ce qu'il faut pour arrêter cela. Un récipient, vite ! Evidemment, ils sont tous ou trop ronds, ou trop hauts, ou pas assez profonds, ou pas assez grands... Finalement, après opération cutter, il y en a un qui finit par rentrer là où on veut qu'il aille. Mais une heure après, il faut déjà le vider. Je sens qu'on va y passer la nuit, à tour de rôle.

La voisine ! Son fils est carreleur. Il va bien nous donner les coordonnées de quelqu'un qui pourra venir voir... un dimanche !... Je vais sonner. "Mais oui bien sûr, madame. Va donc chercher mon portefeuille que je donne les coordonnées de José à madame... Mais elle est où sa carte ? Oh la la, c'est toujours quand on en a besoin qu'on ne trouve pas ce qu'on cherche. Mais attendez, on va aller voir chez l'Espagnol. Il a le même chauffagiste que nous, il doit bien savoir, lui.

- Dites, vous auriez l'adresse de José, le chauffagiste ?
- Non.
- Comment ça, non ? Vous ne savez pas son adresse ? Vous plaisantez ? José...
- Non, il habite là-bas, la petite rue qui descend, mais je ne connais pas son adresse.
- Allez donc avec madame et sa voiture jusque là, vous le trouverez certainement...

J'embarque le vieux voisin espagnol dans ma voiture, et nous voilà partis... trois cents mètres plus loin, grand maximum, dans la petite rue qui descend mais qu'on ne peut pas prendre parce que c'est un sens interdit et qu'il faut donc monter plus haut pour redescendre. Mais où elle est, la camionnette de José ?... Ah là ! Je me gare derrière, à cheval sur le trottoir (grrrr, je déteste ça, mais si je fais autrement, plus personne ne passera, même pas un piéton, tant la rue est étroite).

Ah, voilà José qui arrive justement, suivi de sa dame. Il accepte rapidement de venir voir mon problème. Dans le quart d'heure qui suit, il est à ma porte (c'est bien d'avoir des relations !)

- Faut vidanger le circuit de chauffage, sinon toute l'installation va se vider dans votre salon.

Pfff...

Enfin, demain matin, il revient, pour faire les premiers travaux. Va falloir tout démonter : baignoire, tuyaux de chauffage du radiateur de la chambre d'à côté. Je ne te dis pas le bordel !

Maintenant, va falloir expliquer à l'assurance que leur dénicheur de fuite avec son appareil à 23.000 euros, il s'est planté. Enfin, j'ai fait des photos, et j'en ferai encore demain, baignoire enlevée.

Ah oui, demain... Faut que je prenne congé, moi...

Il y a des jours, comme ça, où la vie semble trop injuste...




Par MicheleG - Publié dans : Journal
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Dimanche 14 septembre 2008

Et on tuera tous les affreux, publié par Boris Vian sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, se présente sous la forme d'une intrigue policière.

 

L'histoire

Un jeune homme, apparemment sans problèmes d'argent et très beau, faisant la fête avec ses amis, est accosté par un homme qui lui demande du feu et lui propose une cigarette. Un peu après, il se retrouve entièrement nu dans une chambre d'hôpital. On lui propose alors, tout simplement, de faire l'amour avec une ravissante jeune femme, tout aussi nue que lui. Mais voilà, il a décidé de ne pas avoir d'expériences sexuelles avant ses vingt ans, et ce n'est que dans six mois !

Au même moment, dans le bar où les jeunes fêtaient, un homme est assassiné dans une cabine téléphonique. Sous la tablette du téléphone, une enveloppe contenant des photos prises lors d'interventions chirurgicales vraisemblablement illégales...


Mon avis

Boris Vian mène cette enquête vaguement policière, farfelue, légèrement inquiétante, souvent burlesque dans un style digne de son inventeur, mêlant sérieux et dérision, comme à son habitude.

L'histoire se lit avec plaisir, facilement, enh peu de temps, même si on a envie que ça dure encore, et encore.


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Lundi 8 septembre 2008

Ce week-end, mon fils est venu nous dire bonjour... et nous présenter sa petite amie. C'est toujours un moment particulier, surtout pour une maman.

Mise en place du décor et des acteurs :

Une cuisine ni très grande, ni très petite, tout en longueur. On y entre par une vieille porte en bois et vitres qui s'ouvre mal car elle frotte sur le carrelage, la maison ayant bougé. La porte se situe sur un des côtés étroits de la cuisine.
Directement à droite en entrant, un petit meuble à tiroirs sur lequel on vide ses poches, et dans lequel on entasse les factures et autres documents qui attendent un traitement.
Devant le meuble, le panier du chien.
A côté du panier, un meuble à bouteilles dans le bas duquel il y a le coussin des chats.
Encore après, une table de bois naturel et quatre chaises.
Les poutres du plafond et les armoires sont en bois peints en bleu de Provence avec des touches de blanc.
Au plafond pendent des objets divers : tresses d'ail fumée, bouquet de lavande sèchée, panier à oignons, poeles, cataphores, casseroles en cuivre, lampes anciennes...
Les murs sont couverts de carrelages blancs et d'étagères bleues et blanches sur lesquelles trônent des boîtes métalliques de toutes les tailles, toutes les formes, aux motifs divers. Elles contiennent le sucre, le café, les sachets de thé et infusions, les pâtes, les coquilles d'escargots, les bouchons de Liège à recycler...
Sur le côté gauche, en entrant, lave-vaisselle, évier et égouttoir, panier à vaisselle sale, plan de travail sur lequel on trouve la machine à pain et le four à micro-ondes, cuisinière.
C'est là que se trouve la mère...
Le long de l'autre mur étroit, face à la porte, une plaque électrique encastrée dans un meuble à tiroirs très pratique pour y ranger de nombreuses casseroles. Au-dessus de ce meuble, une hotte habillée d'une poutre en bois bleu et blanc sur laquelle se trouvent une multitude de pots à épices. Deux frigos-congélateurs : un européen et un américain. Là aussi un panier : celui à pommes de terres.

La mère se tient près du plan de travail. Elle prépare un café à l'ancienne : pas de percolateur, mais une bouloir pourvue d'un sifflet sur la cuisinière. Le filtre à café est placé sur une grande bouteille thermos. La mère attend que l'eau chante, puis que la bouloir siffle.

La porte frotte en s'ouvrant difficilement.

Le chien se met à sauter en agittant la queue, visiblement tout content.

Le fils est le premier à entrer. 25 ans, très grand et mince, se tenant un peu voûté, sans doute pour se mettre à la hauteur de celles qui ont traversé sa vie. Cheveux très foncés, presque noirs. Barbe d'un jour ou deux. Large sourire.

Elle se tient derrière lui. 25 ans aussi, très mince, une tête de moins, cheveux très foncés, presque noirs, sourire timide, pommettes rougissantes.

Ils se ressemblent, c'est évident, physiquement au moins.

Le courant passe immédiatement.

La bouloir siffle.C'est une bonne journée qui commence...

Par MicheleG - Publié dans : Journal
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Dimanche 7 septembre 2008

photo : Gala.fr


La voix rocailleuse d'Arno est connue aujourd'hui, non plus seulement en Belgique, mais dans toute l'Europe.
Les textes d'Arno, marmonnés parfois plutôt que chantés, sont touchants, bouleversants, parfois. 
Son humour et sa "rock n'roll attitude" font de lui un interprète et un chanteur atypique amoureux des mots.





Interview

Extraits d'une interview de "Guido - Portal" que vous trouverez intégralement ici link

Arnaud Hintjens, le Gainsbourg belge, regarde passer les gens, un verre et une bouteille de Coca light devant lui...

GUIDO: C'est depuis que Jus de Box est Disque d'or que tu t'es mis au Coca light ?
Arno: C'est vrai que le cola, il est light. Heureusement, la vodka dedans, elle est pas light hein…

GUIDO: Tu es flamand. Pourtant, tu parles et chantes en français ou en anglais. Quelles sont tes influences ?
Arno: Mon père était Ostendais, rebelle et gauchiste-communiste. Il a fait la guerre dans l'aviation anglaise. J'ai donc hérité de son style rentre-dedans et de la langue anglaise. Et puis plus tard, j'ai connu tout l'esprit d'Ostende. Tu sais, dans les années '60, Ostende était la ville la plus multiculturelle de Belgique. On avait des églises catholiques et protestantes, une mosquée et une synagogue. Y avait un quartier gay, des dancings rien que pour les Français, des bars pour les marins et surtout beaucoup d'Anglais. Ils ne connaissaient pas encore la Costa Del Sol, seulement le cholestérol. D'ailleurs, la première fille que j'ai baisé, c'était une Anglaise.

GUIDO: Quid de tes influences musicales ?
Arno: Elles sont liées à Ostende. Les chanteurs et les groupes anglais prenaient la malle et débarquaient à Ostende. Certains tentaient leur chance chez nous et restaient quelques temps. Moi, j'avais fait l'école hôtelière et je travaillais pour Marvin Gaye. J'ai aussi rencontré Eric Burdon (ndlr : chanteur des Animals) qui faisait la plonge dans un bar. Donc, à 15/16 ans, j'ai découvert tous ces groupes qui ont fait l'histoire de la pop et du rock de ces années-là.

GUIDO: Tu as 57 ans et 32 albums au compteur. Le dernier est disque de platine, on t'invite en France… Tout va donc pour le mieux ?
Arno: Moi pas comprendre… Le dernier album est platine. On a sorti un best of d'Arno et on en a vendu 100.000 rien qu'en Belgique. Depuis toujours et de plus en plus souvent, je me pose la question: pourquoi les gens viennent à mes concerts ? Regarde-moi, j'ai vraiment le cul dans le beurre. J'ai jamais travaillé, je fais de la musique, c'est mon hobby. Je fais des disques et les gens les achètent. Je fais beaucoup de concerts et les gens viennent.

GUIDO: Tu chantes une chanson en patois ostendais sur ton nouvel album.
Arno: Comment en patois! L'ostendais est une langue internationale quand même… Koen Mortier m'a demandé de faire un truc pour son film Ex Drummer. Et on a fait Een boeket met pisseblommen qui est repris sur l'album.

GUIDO: Ce titre est-il aussi repris sur l'album distribué en France ?
Arno: Bien sûr. Quand je te dis que l'ostendais est une langue internationale.

(JM)


Courte biographie

Arno est un chanteur, mais aussi acteur, né Arno Charles Ernest Hintjens le 21 mai 1949. De nationalité belge, d'expression néerlandaise, il chante cependant essentiellement en français et en anglais.
Il réside à Bruxelles, après avoir passé une partie de sa vie à Ostende.



















Citations

"Je fais un clip pour ne pas aller à la télé; c'est le clip qui voyage à ma place."

"Je sais faire l'amour et la musique. Le reste, je suis nul."

 


 







Par MicheleG - Publié dans : Musique et chanson belges
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Dimanche 7 septembre 2008

Né à Liège le 15 mars 1940, Jacques HUSTIN fait des études de dessin et de peinture. Il sera tour à tour illustrateur, décorateur de grand magasin, décorateur de théâtre et compositeur de musique de scène.

Il a une quinzaine d'années lorsqu'il se produit pour la première fois sur scène. Cependant, sa voie semble s'orienter plutôt vers la peinture artistique.

Pourtant, en 1965, l’Académicien Marcel ACHARD lui remet le Premier Prix au Festival de la Chanson dans la Ville de SPA (actuellement « Francopholies »). Il enregistre son premier album un an plus tard et va à PARIS pour apprendre le métier de la scène.

En 1974, il représente la Belgique au Grand Prix de l’Eurovision à BRIGHTON (Angleterre) avec sa chanson « Fleur de Liberté ».

 


En 1988, Jacques HUSTIN décide de mettre un terme à sa carrière dans la chanson pour se consacrer exclusivement à la peinture.



Par MicheleG - Publié dans : Musique et chanson belges
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Dimanche 7 septembre 2008


Paul Louka est un auteur, compositeur, interprète, comédien, écrivain, peintre, bref saltimbanque, né Vital-Paul, originaire de la région de Charleroi en région wallonne. Son père, Paul, est courtier en charbon, fait de la comédie et de la radio en amateur éclairé. Sa mère joue au piano les chansons de Charles Trenet.

photo : Dominique Rodenbach


Après les études primaires, Vital-Paul suit les études secondaires à Gilly puis deux ans d'imprimerie, des études d'arts décoratifs, d'iconographie sacrée et d'histoire de l'art à l'I.S.L. à Mons (il décrochera un premier prix de... vitrail d'art sacré). Il prépare une licence en histoire de l'art et en iconographie. Parallèlement, il crayonne de la bande dessinée avec Will (Isabelle, Tif et Tondu).

A la fin des années 50, il écrit ses premières chansons.

En 1958, il participe à l'émission La caméra d'argent dans le cadre de l'exposition universelle de Bruxelles. Il y présente la chanson "Mon copain le nègre", en plein déferlement raciste dans le sud des Etats-Unis, à deux ans de la décolonisation du Congo, et le tout dans le cadre "propret" de l'Exposition de 1958, où l'on croit encore à la pureté de l'atome. Pour un jeune chanteur, il faut le faire ! Cela en dit long sur l'état d'esprit du jeune Louka : il ne sera chanteur que si la chanson lui permet de parler de la liberté, de ceux qui souffrent, des intolérances.

En 1959, il rencontre Jacques Brel qui l'encourage et l'invite à "descendre" à Paris. Pendant trois ans, au début des années 1960, il passe dans les cabarets (Chez Moineau, la Bolée, Ma cousine, la Colombe, le Cheval d'Or, le Port du salut, l'Echelle de Jacob, la Tête de l'art, les trois Baudets, etc.). Il travaille avec Francis Claude, le manager Jean Méjean, le producteur Jacques Canetti, l'éditeur Gérard Meys, le pianiste Jean-Michel Thierry. Il est encouragé par Maurice Vamby et l'orchestrateur Oswald d'Andréa. Il rencontre Raymond Devos, les Frères Jacques, etc.

En 1962, c'est la rencontre avec Georges Brassens et le début d'une grande amitié qui ne sera jamais mise en défaut jusqu'à la mort de l'anarchiste-poète, en octobre 1981. En 1963, c'est la sortie d'un premier 45 tours. La même année, Paul Louka reçoit le prix de la presse au festival de Knokke. En 1964, il chante avec Guy Béart et Juliette Gréco ; il sort un premier 33 tours et chante en vedette "anglaise" à Bobino, en première partie de Georges Brassens. En 1965, il passe en "américaine" de Barbara à l'Ancienne Belgique. L'année 1967 est marquée par une tournée en Iran et un passage au cabaret de la Tête de l'art avec Fernand raynaud. Fin des années 1960, il s'investit dans la télévision et devient programmateur-présentateur et chanteur de l'émission Bidulement vôtre.

Début des années 1970, il parcourt l'Europe avec son "band jazzant" conduit par son complice William Albimoor et crée la Compagnie septante, qui allie le jazz à la poésie et à la chanson avec Robert Delieu. Ses spectacles personnels ne l'empêchent pas de continuer à assumer les premières parties de son ami Georges Brassens. Il participe à plusieurs téléfilms dont il compose parfois la musique (notamment un long métrage pour la R.T.B.F. et un téléfilm, Mademoiselle Julie, au départ du texte de Strindberg). Il présente aussi le magazine télévisé Samedi midi avec Anne Marev et la marionnette Virginie. Sur le plan spectacle, il crée un premier spectacle "collectif", La Vie à vivre, mêlant intimement le jazz, la poésie et la chanson. Le style de Louka se met en place. Deux ans plus tard il approfondit le travail en en créant Burlesco, toujours avec ses complices Albimoor, Delieu et Lucienne Troka. Cette intense activité scénique l'empêche toutefois de relancer sa production discographique. En 1972, il se rattrape en sortant son second album ; en 1974, le troisième ; en 1976, le quatrième ; en 1978, le cinquième. Sur l'album de 1976, on retrouve de très belles chansons d'amour-amitié, comme Cerise, d'après un texte de René Fallet, et d'autre part des chansons "engagées" comme Victor, une chanson antiraciste, ou encore Les Marchands d'oiseaux s'élevant contre les censures, Caméléon contre les opportunistes de toutes sortes, le franquisme avec Ma guitare n'est plus espagnole. Il court aux quatre coins de la planète (fin des années 1970 : Maroc et Algérie ; début des années 1980 : Québec, U.R.S.S., Zaïre). Chanteur d'expression, il parvient par une forme musicale adaptée et un extraordinaire sens des planches à "faire passer" ce que d'autres chanteurs engagés ne peuvent que porter dans les fêtes de soutien. Louka ne participe pas directement dans les années 1970 au grand courant de la contestation. Il est presque ignoré des foules de jeunes qui se pressent dans les Festivals de Champs et autres Temps des cerises. La chanson Les Américains, qualifiée à l'époque de premier protest song, est enregistré à Paris en 1964.

Début des années 1980, l'heure des bilans arrive. C'est le sens de son nouveau spectacle, Avec ou sans veston, crée au T.N.G. de Liège et dirigé par Yves Larec. L'homme de gauche profondément engagé se pose des questions. Les nouvelles qui viennent de l'Est sont alarmantes. La chanson L'Hôpital décrit bien cette interrogation, ces doutes. Au cinéma, il tient le rôle principal dans le film de Thierry Michel, Hiver 60. Début des années 1980, ce sera aussi l'enregistrement d'une émission de télévision Facettes, l'écriture de deux plaquettes de poèmes et la sortie d'un double album enregistré en public. Un disque malheureusement hors du commerce aujourd'hui. Début des années 1980, ce sera aussi le décès de l'ami Brassens. Paul écrira alors : "Les gens qu'on aime ne meurent jamais." En 1982, il sort un disque intermédiaire, Le monde est beau, mais les hommes sont fous, sous une très belle pochette dessinée par Jacques Richez. En 1983, il reçoit le prix SABAM de la chanson. En 1984, pour fêter ses 21 ans de chanson, il organise une fête. Avec les meilleurs musiciens du moment (Steve Houben, Paul Bourdiaudhy, Richard Rousselet, Bruno Castelluci, Evert Verhees, Ghislain Speek, etc.) il produit un spectacle-bilan au Botanique : 21 ans de chanson... et toujours pas adulte ! Ce spectacle témoin, il le présentera devant plus de 8 000 personnes sur la Grand-Place de Bruxelles, le 2 septembre 1984. Le parti socialiste pour célébrer son centième anniversaire, offre un spectacle Louka à ses militants. Avec ses amis Philippe Anciaux et Jacques Hustin, la première du spectacle intitulé malicieusement Rose ou rouge aura lieu à Forest-National. Le show est dans la continuité des spectacles de Paul Louka, mélangeant textes et chansons. Après Forest-National, ce spectacle tournera à l'initiative du P.A.C. dans plusieurs villes de la Communauté française.

Dernièrement, Paul Louka a sorti un nouvel album. Son titre est plus que jamais épris de cette ouverture qu'il ne cesse de nous prodiguer : Respire ! A Charleroi, aujourd'hui, Paul Louka poursuit son chemin sans la moindre amertume. Au contraire, plutôt que de se retrancher derrière ses lauriers, il décide d'ouvrir un Atelier carré, désireux d'offrir à des jeunes ce qu'il a reçu, au début de sa carrière, sur les planches des cabarets et dans les "carrées" des amis Brel et Brassens.

- Daniel Sotiaux -

Dictionnaire de la Chanson en Wallonie et à Bruxelles - Conseil de la Communauté française
de Belgique - Éditions Pierre Mardaga, Liège - 1995

 

J'ai perdu, je suis

J'ai perdu sans m'en rendre compte
Mon temps à compter les secondes
Mais je n'ai jamais su compter.
J'ai perdu une fois pour toutes
Mes voisins. Ils ont pris la route
Vers un soleil plus argenté.

J'ai perdu la bonne habitude
D'aller souvent les retrouver.
A courtiser la solitude,
Les gens ne vous font plus rêver.

J'ai perdu ma première guitare
Entre deux chansons au hasard
Chez un maquignon en musique.
J'ai perdu le peu de fortune
Que j'avais placé sur la lune
Dans une banque galactique.

J'ai perdu la prochaine guerre
Contre les ailes des moulins
Et tous les pièges de la terre
Ne m'ont pas rendu plus malin.

J'ai perdu mon cœur et mes billes
Pour quelques fleurs qu'on déshabille
Entre le bon grain et l'ivraie.
J'ai perdu l'épée et l'armure
Sur l'édredon de l'aventure
A trop vouloir me délivrer.

J'avais le goût des contrebandes
Des amours fragiles au printemps.
Je n'étais pas une légende,
J'étais pareil à bien des gens.

J'ai perdu le nord, la boussole
Pour des idées un peu folles
Qui parlaient de fraternité.
J'ai perdu par inadvertance
Ma femme aux dernières vacances,
Elle manquait de liberté.

Si mes amours ne sont pas mortes,
Je les attendrai tout l'été.
Ma clef restera sur la porte
En guise de fidélité.

Je suis...

 


Par MicheleG - Publié dans : Musique et chanson belges
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Dimanche 7 septembre 2008

Jeff Bodart est né à Charleroi en 1964.

 

[ photo : Patrick Acken ]


Il est d'abord le chanteur du groupe "Les Gangsters d'Amour", un groupe de rock en français constitué en 1982.

Le groupe sort quatre 45 Tours et ensuite en 1986 un album intitulé "Les Gangsters d'Amour ne mentent jamais". Un second album "Spirito" sort en 1989.

Jeff Bodart entame ensuite une carrière en solo et sort en 1993 "Du vélo sans les mains" et en 1997 "Histoires universelles". 

Jeff Bodart meurt inopinément le 20 mai 2008. Ecoutons ensemble l'hommage qui lui fut rendu par la RTBF.

 


Par MicheleG - Publié dans : Musique et chanson belges
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