Mercredi 4 février 2009
"Et si vous ralentissiez ?"
Je ne pouvais pas passer à côté de ce livre qui attirait mon regard sur l'étagère de cette petite librairie de gare. J'allais passer un peu plus d'une heure dans le Thalys qui m'emmènerait à Paris pour le boulot, et il fallait bien que je m'occupe, non ? Car chaque minute compte...
J'allais en fait, dans ce train à grande vitesse, prendre conscience de ce que, depuis des jours, des semaines - que dis-je ? - des mois, voire des années, je ressentais au plus profond de moi : besoin de ralentir. Et voilà qu'un journaliste canadien vivant à Londres, dont je n'avais jamais entendu parler avant, mettait en lettres noires toutes simples sur un papier sans valeur, le message que secrètement je me formulais de plus en plus souvent en silence : "j'ai besoin de ralentir".
On court, on court, on s'occupe, on téléphone dans un temps mort, on lit une première page de revue ou une affiche alors qu'on est dans une file d'attente, on pense aux courses à faire, au dossier à terminer, on essaie de caller dans son agenda une sortie au théâtre entre deux rendez-vous avec des copains, on conduit tel enfant là, on espère la venue de l'autre, on pense aux vacances qu'on ne pourra pas prendre parce que les dossiers sont en retard, mais on accepte quand même d'aider son collègue qui semble être encore plus en retard que soi, on regrette cette expo qu'on a ratée par manque de temps et on râle d'une journée durant laquelle on n'a pas arrêté mais où, finalement, on a l'impression de n'avoir rien fait.
Rien fait... de bon et de concret pour SOI, pour le plaisir non programmé, simplement pour laisser le temps s'écouler et apprécier de se sentir vivre sereinement.
Quand me suis-je posée pour la dernière fois dans un divan à ne RIEN faire ? Cela m'est-il déjà arrivé ?
Je me suis rendu compte que déjà j'avais fait le pas il y a quelques années en décidant de ne plus porter de montre, et en décrêtant que j'appliquais le principe du quart d'heure académique. J'arrive en retard ? Que les gens soient heureux de me voir arriver ! POINT.
Mais la vie est ainsi faite que les autres courent. Mais après quoi ?
Cette course effreinée m'a fait louper mon dernier au revoir à mon papa qui n'a pas su se retenir ici jusqu'à cette plage vide dans mon agenda.
J'ai couru si vite, qu'il y a des instants de la vie de mes enfants dont je me souviens grâce aux photos qui ont été prises à ces moments. Ma tête était pleine "des choses importantes à faire". Connerie !...
Slow food... le concept de départ : reprendre le temps de vivre l'instant d'un repas, d'apprécier ces plats longuement préparés avec des produits élevés avec patience et naturellement.
Citta slow : refaire de nos villes et villages des lieux où l'on peut s'arrêter de courir, se poser sur un banc, prendre le temps de parler avec un passant, en dehors du bruit trépidant d'une ville en mouvement, puante, bruyante, invivable, pleine de gens qui courent de tout côté, à la recherche de la bonne affaire à faire, en retard à leur rendez-vous, dans le stress de l'inutilité...

Ben voilà, je lève (un peu) le pied, et ça me va très bien. Que ça en perturbe certains, c'est leur problème, pas le mien. Mon boulot se fait. Mes trajets se passent. Mes rendez-vous se prennent, à mon rythme, plus à celui des autres. Aujourd'hui, je reprends doucement possession de ma vie. Le mouvement est enclenché, et je ne veux plus l'arrêter.

Cool, je serai cool, que ça plaise ou non. Moi, ça me plait.

Merci, Carl !

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Jeudi 4 décembre 2008
Tant de jours sans passer ici dire mes lectures, mes films, ou simplement mes états d'âme !

J'avoue que ce n'est pas la forme, depuis quelque temps.
Marre du boulot qui ne me passionne vraiment plus. Marre des trajets domicile-travail qui m'épuisent et me volent mon temps libre. Inquiète, un peu, pour ma fille dont les études bloquent. Inquiète pour ma moitié dont les recherches de boulot restent infructueuses et les rentrées financières nulles depuis près de quatre mois. Nulles, complètement nulles (il manque tel papier, ah non celui-là on n'en avait pas besoin par contre celui-ci...).
Bref, la vie me pèse un peu, ces derniers temps. Physiquement, ce n'est pas la forme non plus : trop de tension. Subitement, alors que je n'avais jamais connu ce problème. Visite médicale du boulot en octobre, tout allait bien. Et là, 17/10. Pas bien... Ma tête est lourde, mon souffle est court dès que je monte un escalier. J'ai l'impression d'avoir l'esprit confus. Plus rien ne me motive : le linge sale s'accumule, les dossiers urgents sont en retard, même le sapin attend qu'on le monte et qu'on le décore... Un peu de déprime, c'est sûr. Mais ça va passer... J'ai pas envie de prendre les médocs que le toubib m'a prescrits. Par contre, je profite de ma semaine d'arrêt pour déconnecter du boulot. Mais je soupire déjà en pensant que quand j'y retournerai lundi, les dossiers qui m'attendaient y seront toujours, et qu'ils auront simplement pris une semaine de retard en plus.
Pourtant, faut que je m'accroche : mon salaire est très bon, mes collègues sont sympas, le boulot n'est pas inintéressant... simplement, c'est le contexte dans lequel il se passe qui ne me plait plus. Marre d'être chef. Marre d'être la personne ressource. Besoin de pouvoir de nouveau créer et d'abandonner l'administratif. J'ai l'impression de me vider de ma fibre, de perdre des qualités que j'aimerais au contraire développer. J'ai envie de découvrir, d'apprendre, de pouvoir prendre le temps de me plonger dans quelque chose de nouveau, sans qu'une routine lassante vienne perturber mes études. Mais non. Le traintrain reprend le dessus, m'envahit, ne me laisse pas de temps.

Mon fils a trouvé un boulot, alimentaire comme il dit, mais un boulot tout de même. 24 heures/semaine pour commencer; ensuite, après la période d'essai, ça pourrait devenir un contrat à temps plein. Il a une copine aussi, mais ça, je vous en avais déjà parlé.

Le copain de ma fille a aussi trouvé un boulot, aussi à l'essai et exploité. Mais un boulot tout de même. Six mois d'essai, ça lui laisse le temps de chercher autre chose s'il veut.
Par MicheleG - Publié dans : Journal
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Samedi 25 octobre 2008



Résumé


Campagne étrange dans laquelle débarque un psychiatre "vide" à la recherche de gens à psychanalyser "intégralement" pour assimiler leurs pensées.

Dans ce monde étrange, on trouve une foire aux vieux où les vieux sont mis aux enchères, des artisans qui boxent leurs apprentis jusqu'à les tuer, un curé qui organise des combats avec son sacristain, sorte de dragon-diable, une famille constituée d'Angel et de sa femme, Clémentine, que le psychiatre, Jacquemort accouche de trumeaux (Noël, Joël et Citroën) et chez qui il va s'installer.

Il y a aussi la Gloïre, homme âgé dont le travail consiste à repêcher avec les dents les choses mortes ou pourries jetées dans la rivière rouge. Il doit digérer la honte de tout le village; les villageois lui donnent beaucoup d'or qu'il ne peut dépenser pour qu'il ait des remords à leur place.

Puis il y a Dieu que le curé considère comme "un coussin de brocart d'or, c'est un diamant serti dans le soleil, c'est un précieux décor ciselé dans l'amour. "

Il y a la bonne de Clémentine, qui ne connaît pas le sens du mot "psychanalyser" et interprète la demande de Jacquemort comme une avance, qu'elle accepte. Le psychiatre va ainsi régulièrement « psychanalyser » la bonne.

Il y a les enfants qui grandissent, seuls dans l'amour de leur mère Clémentine qui n'acceptait plus d'être touchée par Angel, le père. Celui-ci est donc parti, sur un bateau construit sur les conseils du psychiatre et au grand damne de celui-ci.

Au fur et à mesure que les enfants grandissent, l'amour de leur mère pour eux va s'intensifier, au point de devenir obsessionnel. Elle s'imagine tout ce qui pourrait arriver aux enfants, et même plus, et ses craintes vont la pousser vers des mesures extrêmes, complètement folles.

Pendant ce temps, les enfants volent dans le jardin, à la poursuite des maliettes, grâce aux limaces bleues qu'ils ont mangées.

Pendant ce temps aussi, Jacquemort psychanalyse d'abord un chat, puis la bonne (hum!) puis La Gloïre dont il prend la place lorque celui-ci meurt. 



Mon avis


Voilà bien un monument de la littérature.

En lecture au premier degré la question que l'on se pose c'est "Mails il fumait quoi, Boris ?"

Au deuxième degré, on se retrouve avec un lecture lucide, critique, surréaliste du monde dans lequel la petite enfance a une place de choix et la vie adulte est une bouffonerie méchante dont on s'accomode facilement, quels que soient ses débordements.


A lire, même si pour moi, ce n'est pas le livre de Vian qui m'ait le plus plu.


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Dimanche 28 septembre 2008
Aujourd'hui, sans commentaires, je vous livre des photos du chantier...



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Samedi 27 septembre 2008

Le 27 septembre est, en Belgique, le jour de la fête de la Communauté française Wallonie-Bruxelles. Cette date a été choisie par décret le 20 juillet 1975. En même temps, la Communauté française a choisi son drapeau : «... d'or, chargé d'un coq hardi de gueules... » (le coq hardi est le coq levant la dextre, c'est à dire la patte droite ; de gueules signifie que le coq est rouge vif ; d'or signifie que le fond du drapeau est jaune).

Chaque année, le 27 septembre, le drapeau officiel est donc arboré sur tous les bâtiments de la Communauté française, en Wallonie et à Bruxelles.

C'est plus tard, le 10 mai 1984, qu'un décret choisit Bruxelles comme capitale de la Communauté française et siège de ses institutions.

La fête de la Communauté française commémore les quatre journées révolutionnaires du 23 au 27 septembre 1830.

Le 25 août 1830, la Muette de Portici, jouée au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, célèbre l'anniversaire du Roi Guillaume 1er qui est alors à la tête du Royaume des Pays-Bas. La représentation dégénère en émeute et l'opposition à la « colonisation » hollandaise qui dure depuis quinze ans s'amplifie.  Dès la fin de la représentation, les spectateurs envahissent les rues, appelant la population à se révolter.



Pendant un mois, les contestations seront de plus en plus vives.  Entre le 23 et le 27 septembre 1830, le Prince Frédéric, deuxième fils de Guillaume 1er, dispose de quatorze mille soldats et de six canons retranchés dans le Parc de Bruxelles. Le peuple de Bruxelles, aidé par des volontaires wallons, s'organise alors en milice armée, forte d'environ six mille hommes originaires de tous groupes sociaux. Les Hollandais sont assiégés pendant quatre jours et, dans la nuit du 26 au 27 septembre, ils se retirent du Parc de Bruxelles. Leur fuite consacre la victoire sur l'occupant hollandais. Grâce à la participation déterminante des Bruxellois et des Wallons, la Belgique vient de gagner son indépendance.

En avril 1913, l'assemblée wallonne avait également fixé la fête de Wallonie au dernier dimanche de septembre, en souvenir de ces journées qui marquaient la fin d'une domination étrangère et d'un régime intolérant.

La fête du 27 septembre est l'occasion de nous rappeler ce que nous sommes, ce que nous représentons et ce que nous devons être aujourd'hui en Belgique, en Europe et dans la francophonie internationale.

Depuis 1981, chaque année, une ville est choisie par le Parlement et le Gouvernement de la Communauté pour accueillir les festivités organisées à cette occasion et mettant en évidence le patrimoine culturel, musical, artistique, folklorique… de Wallonie et de Bruxelles.

Bruxelles, capitale de la Communauté française et siège de ces institutions, accueille la cérémonie officielle de la fête et la fête elle-même au moins une année sur six.

 

 

 

 

Par MicheleG - Publié dans : Journal
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Samedi 27 septembre 2008
Je vous avais bien dit que je ne la sentais pas, cette histoire de plomberie !...

Le 24 au matin, en passant à la salle de bain, mon regard (triste) se pose sur ce qui reste de ma baignoire complètement désossée. Enfin, j'exagère. Elle est là, non désossée mais nue, débarassée de ses carrelages et des panneaux qui les supportaient. Je vois le plancher sous elle, tout nu aussi. Et là, horreur ! Mes yeux pourtant encore endormis découvrent deux traits humides bien nets, perpendiculaires au mur, venant de toute évidence du raccord d'un tuyau au robinet. Ca recommence ! Combien d'épisodes y aura-t-il donc à cette mauvaise histoire ? Je plonge sous la baignoire, équipée de ma lampe de poche, et suis bien obligée de constater qu'il y a, effectivement, un goutte-à-goutte à un raccord.

Lasse, je descend lourdement l'escalier pour noyer mon chagin dans un litre de café (au moins !) Seule consolation (mais en est-ce vraiment une ?) le fils du plombier revient en fin d'après-midi pour remplacer sept mètres de tuyaux de cuivre dans la cave et sur lesquels nous avions repéré, à gauche et à droite, des gouttes qui perlaient.

Je pars ensuite au bureau, je devrais dire je m'enfuis pour me réfugier dans mon bureau que, rageusement, je réorganise en bougeant tous les meubles de place (la tête de mes collègues...!)

Le soir, de retour à la maison, le problème du goutte-à-goutte sous la baignoire est (apparemment) résolu, et les sept mètres de nouveaux tuyaux sont rutilants à la cave.

Tout semble enfin aller dans la voie d'un mieux. Et pourtant...

Le 25 au matin, ma fille descend à la cave pour faire sécher du linge qu'elle avait mis à laver la veille au soir. Je crois bien que je ne l'ai jamais entendue remonter aussi vite ces escaliers vermoulus.

- Maman ! Maman ! Il y a plein d'eau dans la cave et ça gicle derrière la machine à laver.

Je descends aussi vite qu'elle est remontée. Il n'y a pas de mots... Sur des cordes à linge pendent des vêtements qui, la veille encore, étaient secs. Sur le sèche-linge, deux piles de linge soigneusement plié et anciennement sec. Au sol, cinq centimètres d'eau, au bas mot. Et ces jets, au nombre de cinq, au moins, qui tirent dans toutes les directions, au départ d'un raccord pourvu d'une bague... Je bondis dans l'autre cave, celle au compteur. J'en profite pour prendre un bain de pieds car je trouve que c'est le bon moment et que d'abord je prends des bains de pieds quand je veux et où je veux et si ça ne vous plait pas c'est le même prix ! Ca me réveille les neurones, et quand je me trouve face à trois vannes, je décide courageusement de n'en fermer qu'une car j'ai envie de café, moi, et que sans café, le matin je ne suis bonne à rien, et que si je ferme toutes les vannes j'ai bien sûr plus de chance d'interrompre l'inondation, mais qu'alors je suis certaine, aussi, que je n'aurai pas de café parce que c'est pas facile de faire du café quand on n'a pas d'eau. Eh puis quoi ? Le matin, c'est la procession aux toilettes. Je ne vais tout de même pas laisser flotter toute une collection d'étrons pour le plaisir des yeux et des narines dans un wc qui, très rapidement, va se retrouver sa chasse vide ? Donc, je ne ferme qu'une vanne, na !... Et dans les cinq minutes qui suivent, le tuyau mal raccordé, vidé de toute son eau, accepte enfin de s'arrêter de gicler partout.

Il est, à ce moment-là, aux alentours des six heures du matin. Vous parlez d'un réveil ! Bernard, impuissant (non, ce n'est pas une question de sexe - je dis ceci à destination des esprits vicieux qui ne manqueront pas de relever mes propos comme une bonne vanne (de tuyau)), Bernard, donc, n'a de cesse de maudire le plombier et son fils et de leur souhaiter tous les malheurs d'Egypte et les foudres des dieux.

Je saisis donc le deuxième instrument qui me sert le plus depuis quelques jours (après la lampe de poche) : mon téléphone. Evidemment, je tombe sur un répondeur. Dépannage 7 jours / 7, 24h/24 il disait le plombier sur sa camionnette... Dans une autre vie, sans doute.

7 heures... Je conduis ma fille à la gare car elle part seule au boulot aujourd'hui. Moi, j'avais pris congé pour aller au Grand-Duché de Luxembourg pour diverses formalités administratives et une recherche de boulot pour Bernard.

7h30, j'ai le plombier en ligne.

7h45, je vois le fils du plombier débarquer avec des bottes dignes d'un pècheur de brochet (je me marre intérieurement, et pas seulement intérieurement, d'ailleurs : il a compris que j'avais 50 centimètres d'eau dans ma cave...)

8 heures, le fils du plombier s'en va, heureux : il a pu sans mal réparer sa bourde de la veille (on va dire que ce n'est pas de sa faute et que durant la nuit la pression de l'eau a fait craquer une bague récupérée sur l'ancienne installation).

Jusqu'à maintenant, ça tient (je viens de toucher mon bureau avec mes deux mains bien à plat, non pas que je sois supersticieuse mais bon...)


... à suivre...


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Lundi 22 septembre 2008
Voilà, le plombier vient de partir.

Il avait prévu de venir à 10h30, c'est à 14 heures qu'on l'a entendu sonner à la porte. Bah, je ne lui en veux pas, car IL EST VENU !

Démontage de la baignoire et là, que voit-on ? Ce n'est ni le tuyau d'évacuation de la baignoire qui coule, ni celui du radiateur de la chambre d'à côté... c'est celui de l'arrivée d'eau. Et en coulant, il mouille les deux autres tuyaux, depuis un moment, apparemment, puisque ces deux-ci sont couverts de calcaire sous forme de petits stalactites.

Finalement, je m'en fiche un peu de savoir lequel de ces tuyaux est malade. Ce qui m'importe, c'est qu'on opère, qu'on coupe la partie gangrènée, et qu'on me redonne la possibilité de prendre un bain et de me chauffer sans crainte d'inonder mon salon.

Va tout de même falloir que j'écrive à l'assurance et que je leur explique que mes deux premiers courriers sont pleins d'inexactitudes, mais que j'espère que ça ne compliquera pas les choses pour le remboursement des frais que je vais devoir engager (je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que ça commence à sentir mauvais, cette affaire-là...)

Enfin, on verra bien...

La suite au prochain épisode...
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Dimanche 21 septembre 2008
Le week-end passé, on découvre avec horreur une grosse infiltration d'eau dans notre salon. Pas besoin de chercher loin : la baignoire est juste au-dessus, c'est donc très probablement de là que ça vient.



Photos des dégâts, interdiction de prendre un bain ou une douche, et début de semaine, coup de fil à l'assurance dégâts des eaux pour leur signaler le problème et leur demander la suite des événements.

La suite est rapide : le lendemain, un type équipé d'un appareil à 23.000 euros débarque chez nous. Sa mission : détecter la source du problème (c'est le cas de le dire !)

Mini caméra au bout d'un câble, écran super net sur ordinateur... tout semble en bon ordre pour trouver rapidement.
Evidemment, pas de regard sous la baignoire. Il faut donc faire un petit trou pour faire passer la caméra. Première inspection : rien de visible. Deuxième petit trou, re-caméra, et là, victoire ! Le tuyau d'évacuation de la baignoire semble mal en point au droit d'un de ses coudes. "Voilà madame, je fais mon rapport à l'assurance et y a plus qu'à réparer".

Y a plus qu'à... Pfff...

Re-coup de fil à l'assurance :
- On ne peut plus prendre de bain ou de douche, doit-on attendre longtemps le passage de l'expert ?"
- Non non, madame, suffit que vous fassiez faire un devis pour les réparations "connexes", mais pour les travaux qui visent à supprimer la source du problème (encore !) vous pouvez y aller.

Samedi, brico : achat d'un coude, d'une pièce de ventilation avec membrane anti-retour, d'un bout de tuyau au cas où, de colle, de lames pour la scie sauteuse (ben oui, on n'a pas de disqueuse et les finances actuelles ne permettent pas d'envisager cet achat maintenant), et voilà, on est paré pour les travaux préliminaires.

Les enfants rentrent d'une soirée (c'est les fêtes de Wallonie) à 4h30 du matin, le dimanche. On ne va donc pas se mettre trop tôt à faire du boucan. On attend le coup de 11 heures. Le panneau qui est carrelé, tout autour de la baignoire est plus résistant que prévu. La scie sauteuse ne suffit pas. Tant pis, aux grands maux les grands remèdes : des coups de foreuse en ligne, comme le picot sur feutre à la maternelle. Un carrelage pète (évidemment !). Tant pis, on en mettra d'autres. Au bout d'une heure, un bout du panneau finit par se laisser enlever. Sieste à même le plancher (enfin, comme si...) pour aller voir à la lampe de poche ce qui se passe sous cette p*** de baignoire. Horreur ! Alors qu'il y a déjà plus de trois jours qu'on n'utilise plus la baignoire, le sol est tout mouillé : la fuite vient donc d'une autre source (c'est bien la peine d'utiliser un appareil sophistiqué de plus de 23.000 euros pour trouver un problème là où il n'y en a pas !). C'est un tuyau de chauffage qui goutte-à-goutte, et pas un peu. Là, on est démuni : il n'y a pas de vanne d'arrêt, et on n'a pas ce qu'il faut pour arrêter cela. Un récipient, vite ! Evidemment, ils sont tous ou trop ronds, ou trop hauts, ou pas assez profonds, ou pas assez grands... Finalement, après opération cutter, il y en a un qui finit par rentrer là où on veut qu'il aille. Mais une heure après, il faut déjà le vider. Je sens qu'on va y passer la nuit, à tour de rôle.

La voisine ! Son fils est carreleur. Il va bien nous donner les coordonnées de quelqu'un qui pourra venir voir... un dimanche !... Je vais sonner. "Mais oui bien sûr, madame. Va donc chercher mon portefeuille que je donne les coordonnées de José à madame... Mais elle est où sa carte ? Oh la la, c'est toujours quand on en a besoin qu'on ne trouve pas ce qu'on cherche. Mais attendez, on va aller voir chez l'Espagnol. Il a le même chauffagiste que nous, il doit bien savoir, lui.

- Dites, vous auriez l'adresse de José, le chauffagiste ?
- Non.
- Comment ça, non ? Vous ne savez pas son adresse ? Vous plaisantez ? José...
- Non, il habite là-bas, la petite rue qui descend, mais je ne connais pas son adresse.
- Allez donc avec madame et sa voiture jusque là, vous le trouverez certainement...

J'embarque le vieux voisin espagnol dans ma voiture, et nous voilà partis... trois cents mètres plus loin, grand maximum, dans la petite rue qui descend mais qu'on ne peut pas prendre parce que c'est un sens interdit et qu'il faut donc monter plus haut pour redescendre. Mais où elle est, la camionnette de José ?... Ah là ! Je me gare derrière, à cheval sur le trottoir (grrrr, je déteste ça, mais si je fais autrement, plus personne ne passera, même pas un piéton, tant la rue est étroite).

Ah, voilà José qui arrive justement, suivi de sa dame. Il accepte rapidement de venir voir mon problème. Dans le quart d'heure qui suit, il est à ma porte (c'est bien d'avoir des relations !)

- Faut vidanger le circuit de chauffage, sinon toute l'installation va se vider dans votre salon.

Pfff...

Enfin, demain matin, il revient, pour faire les premiers travaux. Va falloir tout démonter : baignoire, tuyaux de chauffage du radiateur de la chambre d'à côté. Je ne te dis pas le bordel !

Maintenant, va falloir expliquer à l'assurance que leur dénicheur de fuite avec son appareil à 23.000 euros, il s'est planté. Enfin, j'ai fait des photos, et j'en ferai encore demain, baignoire enlevée.

Ah oui, demain... Faut que je prenne congé, moi...

Il y a des jours, comme ça, où la vie semble trop injuste...




Par MicheleG - Publié dans : Journal
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Dimanche 14 septembre 2008

Et on tuera tous les affreux, publié par Boris Vian sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, se présente sous la forme d'une intrigue policière.

 

L'histoire

Un jeune homme, apparemment sans problèmes d'argent et très beau, faisant la fête avec ses amis, est accosté par un homme qui lui demande du feu et lui propose une cigarette. Un peu après, il se retrouve entièrement nu dans une chambre d'hôpital. On lui propose alors, tout simplement, de faire l'amour avec une ravissante jeune femme, tout aussi nue que lui. Mais voilà, il a décidé de ne pas avoir d'expériences sexuelles avant ses vingt ans, et ce n'est que dans six mois !

Au même moment, dans le bar où les jeunes fêtaient, un homme est assassiné dans une cabine téléphonique. Sous la tablette du téléphone, une enveloppe contenant des photos prises lors d'interventions chirurgicales vraisemblablement illégales...


Mon avis

Boris Vian mène cette enquête vaguement policière, farfelue, légèrement inquiétante, souvent burlesque dans un style digne de son inventeur, mêlant sérieux et dérision, comme à son habitude.

L'histoire se lit avec plaisir, facilement, enh peu de temps, même si on a envie que ça dure encore, et encore.


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Lundi 8 septembre 2008

Ce week-end, mon fils est venu nous dire bonjour... et nous présenter sa petite amie. C'est toujours un moment particulier, surtout pour une maman.

Mise en place du décor et des acteurs :

Une cuisine ni très grande, ni très petite, tout en longueur. On y entre par une vieille porte en bois et vitres qui s'ouvre mal car elle frotte sur le carrelage, la maison ayant bougé. La porte se situe sur un des côtés étroits de la cuisine.
Directement à droite en entrant, un petit meuble à tiroirs sur lequel on vide ses poches, et dans lequel on entasse les factures et autres documents qui attendent un traitement.
Devant le meuble, le panier du chien.
A côté du panier, un meuble à bouteilles dans le bas duquel il y a le coussin des chats.
Encore après, une table de bois naturel et quatre chaises.
Les poutres du plafond et les armoires sont en bois peints en bleu de Provence avec des touches de blanc.
Au plafond pendent des objets divers : tresses d'ail fumée, bouquet de lavande sèchée, panier à oignons, poeles, cataphores, casseroles en cuivre, lampes anciennes...
Les murs sont couverts de carrelages blancs et d'étagères bleues et blanches sur lesquelles trônent des boîtes métalliques de toutes les tailles, toutes les formes, aux motifs divers. Elles contiennent le sucre, le café, les sachets de thé et infusions, les pâtes, les coquilles d'escargots, les bouchons de Liège à recycler...
Sur le côté gauche, en entrant, lave-vaisselle, évier et égouttoir, panier à vaisselle sale, plan de travail sur lequel on trouve la machine à pain et le four à micro-ondes, cuisinière.
C'est là que se trouve la mère...
Le long de l'autre mur étroit, face à la porte, une plaque électrique encastrée dans un meuble à tiroirs très pratique pour y ranger de nombreuses casseroles. Au-dessus de ce meuble, une hotte habillée d'une poutre en bois bleu et blanc sur laquelle se trouvent une multitude de pots à épices. Deux frigos-congélateurs : un européen et un américain. Là aussi un panier : celui à pommes de terres.

La mère se tient près du plan de travail. Elle prépare un café à l'ancienne : pas de percolateur, mais une bouloir pourvue d'un sifflet sur la cuisinière. Le filtre à café est placé sur une grande bouteille thermos. La mère attend que l'eau chante, puis que la bouloir siffle.

La porte frotte en s'ouvrant difficilement.

Le chien se met à sauter en agittant la queue, visiblement tout content.

Le fils est le premier à entrer. 25 ans, très grand et mince, se tenant un peu voûté, sans doute pour se mettre à la hauteur de celles qui ont traversé sa vie. Cheveux très foncés, presque noirs. Barbe d'un jour ou deux. Large sourire.

Elle se tient derrière lui. 25 ans aussi, très mince, une tête de moins, cheveux très foncés, presque noirs, sourire timide, pommettes rougissantes.

Ils se ressemblent, c'est évident, physiquement au moins.

Le courant passe immédiatement.

La bouloir siffle.C'est une bonne journée qui commence...

Par MicheleG - Publié dans : Journal
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